« Dingo moto »

Tous ceux qui me connaissent savent que je ne me déplace quasiment qu’en moto. C’est pour moi une seconde nature, mais je ne suis pas un anti-voiture pour autant.

Les soi-disant puristes vous diront que rouler en bécane est un état d’esprit à part, que la foi n’est pas la même et que grâce à ça, ils sont des gens extraordinaires, et je ne parle même pas des « Harley-istes » qui il n’y a pas bien longtemps méprisaient hautainement les sous-conducteurs de Japonaises dont je fais bravement partie.

Moi, je respecte tous les mecs en deux-roues, y compris ceux qui ont le courage de sortir leur scooter 49.9 cc par temps de pluie et moins de 5° à l’ombre ! Respect à eux.

Une de mes connaissances a commencé comme ça avant de s’offrir une Yamaha MT-01 125 cc. Un soir, en rentrant du boulot, il a filmé notre « Fast & Furious » avec sa caméra fixé au casque………

Pour info, le mec à gauche, c’est moi ! Depuis, il s’est offert une autre Yam’, la MT-07 700cc, mais on ne s’est pas encore tiré une petite bourre !

J’ai, moi aussi, commencé « petit », Motobécane M50 bleue, Motobécane Spécial TT et pour finir un magnifique 103 Peugeot orange vif. Puis à mes 16 ans, après avoir passé ma « licence 125 », j’ai pu utiliser sans vergogne le Van Van 125cc Suzuki que mon père s’était offert mais qu’il ne conduisait jamais (!). Il fallait bien la roder, non ?

Suzuki Van Van 125cc 1975

C’est avec ce fier destrier frisant les 105 km/h en pointe que j’ai fait mon premier « road trip » en 1976 : Nantes-Dax, 500 km, 10 heures sous un soleil de plomb. Le moteur 2 temps refroidi par rien chauffait tellement que la bougie du monocylindre « perlait » dès que je dépassait le 70, m’obligeant à chaque fois à la démonter et la brosser, d’où mon 50 de moyenne, quelle galère !

Je suis rentré à Nantes en faisant un léger détour par Tarbes et Bordeaux voir des rencontres de vacances. Je me suis bien emm…. sur la route, mais quel pied ! Je crois que c’est à ce moment que j’ai compris que la moto ferait partie de ma vie.

Il m’a fallu attendre une bonne dizaine d’année avant de replonger dans le deux-roues. Habitant au Pays Basque, le travail nécessitait d’avoir deux véhicules. On a donc échangé une Austin Metro vieillissante par une Honda 125cc CM « Custom » qui nous a suivis quelques années.

Honda 125cc CM « Custom »

C’était un vrai vélo à conduire, bien pratique dans les embouteillages estivaux basques et pour se garer vers la grande plage de Biarritz.

Bien agréable aussi lors de virées à travers la pinède médocaine pour rejoindre les plages de Lacanau ou Carcans, cette 125 était d’une souplesse remarquable. Même si elle manquait de puissance, les ballades en duo étaient un plaisir dont nous n’avons pas manqué de profiter.

Quelques années plus tard, nous avons la chance de casser les moteurs de nos deux voitures en l’espace de quelques jours. Ne riez pas, c’est entièrement vrai !

Le budget disponible nous a « contraint » à investir, en deuxième véhicule, dans une nouvelle bécane, une Honda 125cc Varadero flambante neuve. C’était une espèce de gros trail comme on en voit maintenant beaucoup, elle a même trompé certaines personnes qui la prenaient pour un plus gros cube.

Honda Varadero 125cc

La conduite de l’engin était différente car beaucoup plus haute en assise que mes précédentes expériences, mais je me suis vite habitué à exploiter les qualités de ce « gros » bicylindre en « V » (comme les Harley). Super à conduire en duo, ça a encouragé ma doulce mie à me poser la question qui tue : « Je veux partir en vacances en moto, quand est-ce que tu passes ton permis ? ».

Aussitôt dit, aussitôt fait. Mon fils et moi avons passé les permis gros cubes ensemble et il a donc hérité de la Varadero pendant que j’investissais dans une bécane qui m’a porté pendant 14 ans : la mythique Suzuki « Bandit » 600 S. J’ai vite vu la différence entre 15 et 78 CV, ça ne jouait pas dans la même cour. La poussée à l’accélération m’a fait comprendre que ce type de bécane exigeait une grande prudence de la part du conducteur, sinon il se retrouve vite « au tas », ce qui est gênant.

Ceci dit, à partir de 170/180, tu sens les vibrations qui te donnent l’envie d’aller plus loin, mais à partir de 200, tu te calmes en te rendant compte que cette bécane n’est pas fait pour monter jusque là. De toute façon, ce n’est pas bien de rouler si vite………non, je blague, c’est trop top !

Nous sommes, comme prévu, parti en vacances, et plusieurs fois, Bretagne, Normandie et j’en passe. Notre plus grand trip a duré deux semaines et nous a fait dépasser allègrement les 2000 bornes. Il a fallu improviser une méthode de chargement des bagages pour pouvoir avaler le bitume sans emcombre et avec le minimum vital. Pas de problème, on l’a fait !

Une belle expérience, bon ce n’était pas la traversée des USA par la route 66, mais quand même, on s’est bien éclaté.

Au bout de 14 ans de vie commune et 80 000 km ensemble, j’ai décidé qu’il était temps de voguer vers de nouvelles aventures en passant la vitesse supérieure. J’ai souhaité goûter au très gros cube, à l’engin qui te fera encore plus plaisir et dont tu souhaites profiter un max.

Après recherches (vive Internet), mon choix s’est porté sur une occas’ de qualité que j’ai découverte par hasard au Mans. Modèle 2008, 25 000 km, première main, entretien plus que régulier et garanti par le concessionnaire, reprise de ma 600 et au final un budget tout à fait dans mes cordes.

Mais tout plaisir se mérite. J’ai été la chercher le 21 décembre dernier sous un temps de m… comme on en voit rarement. 740 km sous la flotte et avec un vent souvent violent, il fallait vraiment que j’en ai envie. mais quand on aime, on ne compte pas.

Et depuis ce jour-là, je chevauche fièrement une Suzuki « Bandit » 1250S FA toute équipée avec bagagerie complète autorisant certains projets et certaines folies, un bon 250 en pointe, et à 200 tu ne vibres pas encore, je sais, j’ai vérifié ! C’est le genre d’engin avec lequel tu reprends en 6° à 1500 tr/mn et tu crois que tu va décrocher la lune tellement le couple est énorme. Un fun total.

Les projets ? Très simple, cette année, on veut se faire la « Route des Grandes Alpes » avec passage de tous les grands cols du nord au sud, Thonon-les-Bains jusqu’à Menton en arpentant les pentes des Iseran, Galibier, Izoard et autres géants mythiques des Alpes.

L’année prochaine, pour fêter ma retraite bien méritée, c’est le « Tour de Corse » qui est au programme. C’est, là aussi, un grand moment en perspective. Ces routes constituent, en France, le nirvana du motard, le Graal qu’on se doit d’avoir fait pour se dire que la moto, c’est le bonheur total.

On a bien l’intention d’y arriver.

Ciao, hasta la vista baby !!!

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